Les gîtes d'Ilay sont situés dans un des plus beaux cadres du Jura, la
région des lacs, dans le Parc Naturel Régional du Haut-Jura. Depuis le Pic de L’aigle
qui les surplombe on peut admirer le plus magnifique panorama de la région.
Randonnée autour des lacs En
sortant des gîtes, face à vous, le lac d'Ilay : traversez la route (D 75). Retrouvez
au niveau du pont qui enjambe le déversoir du lac, le GR 559, le chemin longeant le sud du lac
d’Ilay, appelé aussi lac de la Motte. L’endroit humide qui vous entoure est riche
d’une faune et d’une flore d’une diversité considérable. Vous pourrez
y admirer des plantes comme le trèfle d'eau, la potentille palustre, la linaigrette ou l'orchis
incarnat. La bergeronnette des ruisseaux, le cincle plongeur et le troglodyte sont communs dans ce secteur.
La foulque macroule y est présent toute l'année. Les aulnes des montagnes et glutineux
bordent le lac.
Le petit chenal, comme l'ensemble des quatre lacs, est riche en écrevisses. Ne vous laissez pas
tenter par l'envie du braconnage, d’autant qu’à deux cents mètres de là,
Monsieur et Madame Morizot, propriétaires des gîtes et de l’Auberge du Hérisson
vous proposeront de savoureuses spécialités aux écrevisses servies pendant toute
la saison touristique.
Au printemps, 100 m plus loin le long d’une hêtraie, vous entendrez peut-être tambouriner
des pics verts ou noirs. Un peu plus loin faites un crochet pour découvrir la tourbière
séparant les lacs d’Ilay et du Grand Maclu. Vous apercevrez l’île du lac. Des
fouilles archéologiques ont mis à jour des vestiges d'un prieuré de l'ordre de Saint-Benoît,
datant du Haut Moyen Age. Cette île abritait jadis l’un des plus anciens monastères
de Franche-Comté, le prieuré Saint-Vincent. Il s’affirma dés les années
850 comme foyer culturel et mis en valeur le cadre des quatre lacs. Vous découvrirez peut-être
dans la tourbière : la drosera, une petite plante carnivore. Ne la touchez pas, elle est
protégée ! Dans le ruisseau, vous serez peut-être surpris de découvrir l'anodonte :
une grosse moule d'eau douce. En revenant
sur le sentier, vous rejoindrez bientôt le lac du Grand Maclu. Après la traversée
d'une plantation d'épicéas, vous vous trouvez face à d'imposantes falaises. Vous
ne serez pas étonné de voir des fervents du vol libre s'élancer du haut du Pic de
l'Aigle qui surplombe. Vous admirerez peut-être le vol du faucon pèlerin ou plus fréquemment
le grand corbeau ou le milan.
En bordure de forêt prenez garde aux fleurs jaunes qu’il ne faut pas confondre avec la grande
gentiane : l'aconit tue-loup et le vératre, deux grandes plantes à la toxicité redoutable.
Plus loin, sur votre gauche le Petit Maclu où les nymphéas partagent leur espace aquatique
avec les nénuphars jaunes. Là, le grèbe huppé niche régulièrement.
Sur le talus de droite, l'airelle rouge est présente jusqu'au bout du chemin et plus haut, sur
la côte, les chamois sont assez fréquents. En revanche vous aurez beaucoup de chance si
vous y apercevez le lynx qui peut rôder dans les parages.
Au bout du Petit Maclu, d'anciennes extractions de sable morainique où les tritons abondent.
Plus loin vous retrouvez la D 75 que vous traverserez pour vous engager dans une sapinière. Suivez
le chemin, cap nord-ouest, en direction du lac de Narlay. Puis tournez à droite et contournez
le lac en sens inverse d’une aiguille de montre, en restant sur le chemin principal. Au nord du
plan d’eau poussent la reine des prés, l'iris jaune et la lysimaque. Le milan royal et le
héron cendré survolent souvent cet endroit. Le lac de Narlay est le plus profond de la
région. Il sonde jusqu’à -40 m. Comme les autres lacs, il est peuplé de brochets,
de corégones, de perches et de tanches.
Traversez le village de Narlay, au Frasnois, deux possibilités :
– revenir aux gîtes en logeant le lac d’Ilay par la D 75 jusqu’à retrouver
les gîtes d’Ilay ;
– ou, en face de la poterie, reprendre le GR 959A sur lequel vous ferez encore mille découvertes,
jusqu’à la fromagerie et de là reprendre sur la gauche, direction Est, un chemin
qui vous ramènera aux gîtes.
Les quatre lacs
Le plateau du Frasnois est principalement constitué de calcaire du jurassique supérieur.
Son sous-sol karstique favorise la circulation des eaux souterraines et n’est donc pas très
favorable à la formation de lacs. Ceux-ci doivent leur existence aux dépôts d’alluvions
glaciaires marneuses et à quelques dépôts morainiques qui ont permis la retenue des
eaux. Les lacs sont alimentés par de nombreuses émergences de débit modeste. Ils
communiquent entre eux, sauf avec le lac de Narlay, et alimentent, au sud, les cascades du Hérisson
sous forme de résurgence au niveau du saut Girard. Quant au lac de Narlay, il se perd à
l’ouest dans une faille et ressort 7 km plus bas, au lac de Chalain.